Danger élevé

Faux avis de remboursement DGFIP : arnaque impôts par email

Un avis de remboursement DGFIP par email ou SMS vous promet un trop-perçu d'impôts ? C'est du phishing. Reconnaître, vérifier et signaler l'arnaque au Trésor public.

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Oui, c'est une arnaque

Un avis de remboursement de la DGFIP reçu par email ou SMS avec un lien à cliquer est une arnaque (phishing). La DGFIP ne demande jamais vos coordonnées bancaires par lien : un vrai remboursement arrive automatiquement sur le compte déjà enregistré dans votre espace impots.gouv.fr.

Vous venez de recevoir un email — ou un courrier — vous annonçant un « avis de remboursement » de la DGFIP, avec un trop-perçu d'impôts à réclamer en cliquant sur un lien ? Avant de saisir quoi que ce soit, marquez une pause : il s'agit dans l'immense majorité des cas d'une tentative d'hameçonnage (phishing) usurpant l'identité du Trésor public.

Guide complet disponible

Pour un guide complet sur les arnaques aux impôts et au remboursement fiscal, consultez notre guide complet arnaque impôts remboursement.

C'est quoi l'arnaque à l'avis de remboursement DGFIP ?

Les escrocs envoient un email (ou un SMS, parfois un faux courrier papier) se présentant comme la Direction générale des finances publiques (DGFIP) ou le Trésor public. Le message annonce un remboursement en attente — un « trop-perçu », un « crédit d'impôt non réclamé » — et vous invite à cliquer sur un lien pour « percevoir » la somme.

Le lien mène vers un faux site imitant impots.gouv.fr. On vous y demande votre numéro de carte bancaire, sa date d'expiration et le cryptogramme, soi-disant pour « créditer » le compte. En réalité, vous livrez vos données à des fraudeurs qui pourront effectuer des paiements ou prélèvements frauduleux.

Une variante plus agressive inverse le scénario : le faux mail du Trésor public ne promet pas un remboursement mais réclame un paiement urgent d'impôts sous menace de pénalités ou de saisie. Le mécanisme reste le même : créer une émotion (joie ou peur) pour court-circuiter votre vigilance.

Pourquoi le moment des impôts est propice

La campagne déclarative et les avis d'imposition s'étalent au printemps et à l'été. Pendant cette période, des millions de contribuables attendent légitimement un avis, parfois un remboursement. Les escrocs surfent sur ce contexte : un email « avis de remboursement DGFIP » paraît plausible quand on vient justement de déclarer ses revenus.

Les vagues d'arnaque DGFIP montent en intensité au moment des avis d'imposition et des restitutions. Le calendrier fiscal sert de prétexte crédible, ce qui rend ce phishing particulièrement efficace.

Le phishing impôts en chiffres

1er
secteur usurpé en phishing administratif
Été
pic des fausses campagnes DGFIP
0
coordonnée bancaire jamais demandée par lien
Source :

Exemples de messages frauduleux

Faux email « avis de remboursement »

EXEMPLE D'ARNAQUE

Objet : Avis de remboursement n°FR-2026-48217 — DGFIP. Madame, Monsieur, suite au calcul de votre impôt, un remboursement de 312,84 € vous est dû. Cliquez ici pour renseigner vos coordonnées et percevoir votre dû sous 72h : impots-remboursement-gouv[.]net

Faux SMS DGFIP

EXEMPLE D'ARNAQUE

DGFIP : un trop-perçu de 268,50€ est disponible. Réclamez votre remboursement avant le 21/05 : impotsgouv-remb[.]info

Faux courrier DGFIP

Des courriers papier imitant l'en-tête « République Française – Direction générale des finances publiques » circulent aussi. Ils contiennent un QR code ou une adresse web à recopier, ou réclament un règlement par carte. Un vrai courrier DGFIP ne demande jamais de saisir un numéro de carte bancaire ni de payer en urgence via un site externe.

Autres formulations rencontrées :

  • « Crédit d'impôt disponible, dernière relance »
  • « Trop-perçu détecté sur votre compte fiscal »
  • « Régularisation requise : paiement immédiat exigé »

Comment l'administration fiscale communique vraiment

Connaître le fonctionnement réel coupe court à l'arnaque. Pour un remboursement, la DGFIP procède ainsi :

  1. Elle utilise les coordonnées bancaires déjà enregistrées dans votre espace personnel — elle ne vous les redemande jamais par lien.
  2. Le virement est automatique, sans aucune action de votre part.
  3. Vous êtes informé via la messagerie sécurisée de votre espace impots.gouv.fr, par courrier officiel ou par email sans lien de paiement/remboursement.
  4. Les emails d'information de la DGFIP renvoient à se connecter soi-même sur impots.gouv.fr, jamais à saisir une carte bancaire.

À retenir : un remboursement d'impôts arrive tout seul sur le compte déjà connu de l'administration. Si on vous demande vos coordonnées bancaires « pour recevoir » l'argent, c'est une fraude.

Reconnaître le faux site et le faux message

Signaux d'alerte dans l'email ou le SMS :

  • Adresse d'expéditeur qui n'est pas en @dgfip.finances.gouv.fr (par ex. domaines fantaisistes, gmail, sous-domaines bizarres)
  • Lien qui ne pointe pas vers impots.gouv.fr (variantes comme « impots-remboursement », « gouv-remb », « .net », « .info »)
  • Montant précis et attractif pour vous appâter
  • Urgence et délai court (« sous 72h », « avant le 21/05 », « dernière relance »)
  • Demande de coordonnées bancaires, de carte, ou d'un paiement

Sur le faux site :

  • L'URL réelle dans la barre d'adresse n'est pas www.impots.gouv.fr
  • Un formulaire réclame numéro de carte, date d'expiration et cryptogramme
  • Fautes, logos pixellisés, mentions légales absentes ou copiées

Le seul réflexe sûr : ne pas cliquer, ouvrir un navigateur et taper soi-même impots.gouv.fr pour vérifier dans son espace personnel.

Que faire si vous avez communiqué votre carte bancaire ?

Si vous avez déjà saisi vos informations sur un faux site DGFIP :

  1. Contactez immédiatement votre banque pour signaler la fraude et faire opposition sur la carte.
  2. Surveillez vos comptes dans les jours et semaines qui suivent.
  3. Changez le mot de passe de votre espace impots.gouv.fr (et de toute boîte mail réutilisant ce mot de passe).
  4. Conservez les preuves (email, captures, URL) pour votre plainte.
  5. Portez plainte en commissariat ou gendarmerie si des prélèvements frauduleux apparaissent.

Signaler l'arnaque

Signaler protège les autres contribuables et alimente les dispositifs de blocage :

  • Email frauduleux : transférez-le à Signal Spam (signal-spam.fr) et signalez l'URL sur Phishing Initiative (phishing-initiative.fr) pour faire fermer le faux site.
  • SMS frauduleux : transférez-le au 33700 (gratuit).
  • Préjudice ou doute : déclarez sur cybermalveillance.gouv.fr, qui oriente vers les bons interlocuteurs.

Que faire si vous êtes victime ?

Si vous avez payé, transmis vos données bancaires ou subi un prélèvement, agissez vite : opposition bancaire, changement de mots de passe, signalement et plainte. Le détail complet des démarches est expliqué dans notre guide que faire si vous êtes victime. En cas de doute sur un lien ou un site reçu au nom des impôts, vous pouvez le tester avec notre outil de vérification de site ou de message avant tout clic.

Pour aller plus loin

Le bon réflexe : ne jamais cliquer sur un lien de remboursement. Tapez vous-même impots.gouv.fr, connectez-vous à votre espace, et rappelez-vous qu'un vrai remboursement arrive sans que vous n'ayez rien à saisir.

Questions fréquentes

Non. La DGFIP n'envoie jamais d'avis de remboursement vous demandant de cliquer sur un lien pour saisir vos coordonnées bancaires. Les vrais remboursements sont automatiques sur le compte déjà connu de l'administration.

Équipe iarnaque.frVérifié

Rédaction

L'équipe éditoriale de iarnaque.fr recherche, vérifie et documente les arnaques circulant en France pour protéger les consommateurs.

Expertise
Détection d'arnaquesCybersécurité grand publicProtection des consommateursPhishing et fraudes en ligne
Publié le 18 mai 2026
Guide pratique

Comment reconnaître un site frauduleux

Guide complet pour identifier les faux sites web, sites de phishing et boutiques en ligne frauduleuses. Tous les signaux d'alerte.

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